vendredi 9 janvier 2026

Le fajin dans le taiji quan - un article de Sabine dans le bulletin de l'Amicale de mars 2025


 

Comme promis, nous partageons régulièrement des articles écrits par Sabine dans le bulletin de l'Amicale.

Dans le bulletin de mars 2025, Sabine proposait une nouvelle traduction d'un texte écrit par Maître Wang sur la libération de l'énergie (fajin). Dans son introduction, Sabine précise que la traduction précédente, que vous trouverez dans le petit livre rouge à la page 69, lui paraissait ne pas restituer de manière suffisamment claire les points importants que souligne Wang Yennien dans le texte original.

Pour vous mettre en appétit, nous reprenons les mots de Sabine à la fin de son introduction : 

"Réussir son fajin, c'est d'abord apprendre à accueillir, à écouter, à relâcher, à développer ses antennes, à rester corps et âme dans l'immédiateté, à ne faire qu'un avec son partenaire, à expérimenter, à discerner les obstacles qui nous empêchent de progresser, à comprendre l'autre pour se connaître - ou est-ce l'inverse ?"


En cliquant ici, vous trouverez, dans le bulletin de mars 2025, l'article de Sabine intitulé "Le fajin dans le taiji quan : une nouvelle traduction du texte de Wang Yennien". L'article comprend l'introduction de Sabine à la page 38 et la traduction du texte de Maître Wang à la page 40.

Cependant, une erreur s’est glissée dans l’édition de l'article, le paragraphe titré Conclusion, placé par erreur à la fin de l'introduction de Sabine, faisant en réalité partie intégrante du texte de Maître Wang. Voici le lien vers le texte complet de Wang Yennien.

Vous pourrez aussi découvrir dans ce numéro de nombreux autres articles qui pourraient vous intéresser. En particulier, vous y retrouverez l'hommage à Gérard qui nous a quittés il y a tout juste un an, écrit par Liliane et Elisabeth.

Bonne lecture !

mardi 23 décembre 2025

Fête de Noël 2025 - 2


 L'année 2025 s'est achevée dans une ambiance pleine de poésie et de chaleur pour les participants à cette dernière séance de l''année.

Sabine nous avait concocté un programme musical original et très varié, enrichi par un magnifique poème dont vous retrouverez l'intégralité un peu plus bas. Pratiquer dans une atmosphère aussi inspirante était un vrai bonheur !!!

La séance s'est achevée avec le traditionnel pot de fin d'année, dont les maîtres mots étaient comme toujours convivialité et générosité. Vous trouverez, sur la page GALERIE de "l'Espace Adhérents", les photos prises par Mai pour immortaliser ce moment, ainsi qu'un petit montage vidéo.

Joyeuses Fêtes et nos Meilleurs Vœux à toutes et tous pour l'année qui commence bientôt !!!!



« Quand le vent effleure doucement le coeur »

— Réflexions sur la pratique du Taiji


Avant que la lumière du matin ne se déploie,

la mer, elle, s’est déjà éveillée.

Au loin, le ressac murmure —

comme une mémoire ancienne remontant du fond de la terre.

Le vent glisse doucement dans l’air,

si doux qu’on l’entend à peine,

mais capable de frôler l’âme comme une caresse du bout des doigts.


Dans un tel silence,

je me tiens comme au bord de la mer

et commence ma pratique quotidienne de Taiji.

Ce n’est ni pour fortifier le corps,

ni pour poursuivre une quelconque prouesse technique.

La raison est plus profonde :

retrouver quelque chose que les remous du monde

semblent toujours vouloir effacer —

la paix intérieure.


Le Taiji exige de la lenteur.

Une lenteur telle que chaque mouvement

semble émerger du plus profond du cœur ;

une lenteur où la distance entre la respiration et le ciel

devient visible, audible ;

une lenteur enfin

qui permet d’entendre le silence en soi.


Le geste initial naît sans bruit —

comme un premier rayon traversant les nuages,

comme la première ondulation qui soulève la mer.

Plus le mouvement est lent,

plus il semble naître du vide même.


Plus tu ralentis,

plus le monde devient silencieux.

Et plus le monde se tait,

plus tu peux te voir clairement.


Si le cœur est agité, la main tremble ;

si l’intention se disperse, le pas se désordonne.

Le Taiji ne te reproche rien :

il t’apprend simplement,

avec la plus grande douceur,

que le corps ne ment jamais.


En me laissant glisser plus profondément dans la pratique,

mon cœur se calme peu à peu.

Les épaules se relâchent,

la poitrine s’assouplit,

la colonne devient comme un fleuve tiède

qui ne cherche ni à se hâter

ni à s’arrêter.

La respiration imite la marée :

inspirer, c’est l’eau qui monte discrètement sur le rivage ;

expirer, c’est l’eau qui retourne lentement vers le large.


C’est alors que naît l’harmonie du corps.

Une harmonie qui n’est pas imposée,

qui ne résulte pas d’une posture « parfaite »,

mais d’un ordre naturel retrouvé

lorsque l’esprit devient paisible —

comme une vallée longtemps aride

qui sait instinctivement comment reverdir

lorsqu’arrive la première pluie fine.


Quand le cœur est calme, le geste devient naturel ;

quand le cœur est stable, la posture trouve sa liberté.


Le Taiji n’est pas un sport :

c’est un dialogue.

Un dialogue de l’homme avec lui-même,

avec son souffle,

avec la terre.


Avec le temps, tu comprends que

tu ne tiens pas debout grâce à tes muscles,

mais grâce à quelque chose de plus profond :

c’est la terre qui te porte,

le ciel qui te soulève,

le vent qui t’avertit,

et le qi qui circule en toi

comme une rivière retournant vers sa source.


Parfois je pratique les yeux fermés.

Les fermer ne fait pas disparaître le monde :

il s’ouvre autrement.

La direction du vent devient claire,

la température de la lumière se distingue,

et le bruit des vagues

dessine une ligne invisible

qui relie mon corps à l’horizon lointain.


Dans les mouvements,

j’entre alors dans une paix plus vaste —

une paix qui n’est pas créée par l’esprit,

mais qui appartient à la nature même du ciel et de la terre.


Quand le cœur s’y dépose vraiment,

tu sens que tu entres en conversation avec toutes choses.

Ta main glisse dans l’air

comme si elle touchait l’ossature du vent ;

ton pied frôle le sol

comme s’il percevait le pouls de la montagne ;

ta respiration traverse ta poitrine

comme si elle échangeait un poème silencieux avec les nuages.


À ce moment-là,

tu n’es plus un être isolé.

Tu es une part du vent,

une part de la marée,

une part de la lumière.

Et tu comprends soudain :

toutes tes émotions,

ta fatigue,

tes doutes —

le monde les connaît déjà.


Lorsque tu deviens assez silencieux,

tout te répond.


La montagne répond par la stabilité.

Le fleuve répond par la fluidité.

Les nuages répondent par la liberté.

Les étoiles répondent par la constance.

Le soleil répond par une clarté persévérante.

La lune répond par un courage doux.

La mer répond par une respiration sans fin.


Et le vent te répond :

« Tu finiras par retrouver ton propre rythme. »


À force de pratiquer,

l’être devient semblable à l’eau.

L’eau ne lutte pas,

mais rien ne lui résiste.

Elle est douce,

mais soutient les mondes.

Elle suit les lignes du terrain,

mais traverse les montagnes.

Elle demeure silencieuse,

mais porte en elle des milliers de renaissances.


Quand tu deviens comme l’eau, le corps s’accorde ;

quand tu deviens comme le vent, le mouvement s’allège ;

quand tu deviens comme la terre, les pas s’ancrent ;

quand tu deviens comme la lumière, l’esprit s’apaise.


Toutes les choses de l’univers te murmurent la même vérité :

seule la tranquillité révèle ce qui est réel ;

seule l’harmonie permet d’entendre la voix du cosmos.


À la fin de la pratique,

je reviens simplement à la posture debout.

Le vent venant de la mer

achève pour moi la dernière respiration.

La lumière, filtrant entre les nuages,

m’enveloppe doucement.

Corps et esprit n’ont plus de frontière :

il ne reste qu’une clarté tiède, silencieuse,

et profondément sereine.


Je sais que la pratique ne me donnera pas

les réponses du monde.

Elle me donne quelque chose de plus précieux :

la force, le courage et la sagesse

pour écouter ce que le monde veut dire.


Entre le vent, la mer, les montagnes,

les étoiles et les nuages,

l’homme est minuscule —

et pourtant, complet.


Je reste là, sans hâte,

gardant mon propre rythme

comme la marée garde le sien.


C’est cela, le Taiji.

C’est cela, la paix.

C’est cela,

la plus ancienne et la plus douce harmonie

entre l’homme et le ciel.


Dr. JIAN

Le 25 novembre 2025

jeudi 11 décembre 2025

Fête de Noël

 




Le samedi 20 décembre, cours unique de 10h00 à 11h30 au gymnase Sévigné, tous niveaux confondus.

La Fête de Noël aura lieu après le cours.

Venez nombreux : nous sommes impatients de goûter vos spécialités culinaires !

lundi 1 décembre 2025

Le tuishou libre - un article de Sabine dans le dernier bulletin de l'Amicale

 




Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, l'Amicale regroupe, au niveau européen, les associations et les pratiquants de notre école de Tai Chi Chuan : le Yangjia Michuan Taiji Quan.

Sabine contribue régulièrement au bulletin de l'Amicale, notamment dans le dernier numéro pour lequel elle a écrit un article sur son expérience de pratique intensive du tuishou libre lors de son séjour à Taiwan l'été dernier.

Voici un court extrait de l'article qui vous donnera sûrement envie de le découvrir dans son intégralité :

"Il m’apparaît que le tuishou nous apprend à élargir notre champ de perception  : nous sommes la terre qui nous porte, l’espace qui nous emplit, la vibration qui nous anime…" 


En cliquant ici, vous trouverez, à la page 23 du bulletin de l'Amicale d'octobre 2025, l'article de Sabine intitulé "Du tuishou libre ? Mais pour quoi faire ?".

Et vous pourrez bien sûr découvrir dans ce numéro de nombreux autres articles qui pourraient aussi vous intéresser.

Dans les prochaines semaines, nous reviendrons sur les articles de Sabine parus dans les précédents numéros du bulletin, afin que chacun puisse profiter de la richesse de sa réflexion et plus généralement des nombreuses ressources de l'Amicale.

Bonne lecture !



mercredi 15 octobre 2025

Cours pendant les vacances du 18 octobre au 1er novembre


Durant les vacances scolaires à compter du 18 octobre

Attention

les cours se dérouleront au 
Gymnase Porchefontaine*
63 rue Rémont à Versailles Porchefontaine,
après le centre hippique (cf plan)


Samedi 18 octobre : les deux cours habituels - de 9h à 12h15 - au gymnase Porchefontaine CS Fresnel, salle multisports

Lundi 20 octobre : cours tous niveaux de 10h30 à 12h au gymnase Porchefontaine CS Fresnel, salle d’escrime

Lundi soir 20 octobre : cours de 19h30 à 21h30 au gymnase Porchefontaine CS Fresnel, salle multisports

Mercredi 22 octobre : cours de 19h30 à 21h30 au gymnase Porchefontaine CS Fresnel, salle multisports

Samedi 25 octobre : cours tous niveaux de 9h30 à 11h30 au gymnase Porchefontaine, salle multisports

Du lundi 27 au vendredi 31 octobre : pas de cours

Samedi 1er novembre : Faute de salle disponible, un cours tous niveaux se déroulera à Viroflay de 9h00 à 10h30, dans la forêt de Meudon, face au cimetière de Viroflay  (cf plan)

 

Passez de bonnes vacances !


* le site du gymnase comporte un parking

mercredi 3 septembre 2025

Rentrée et inscriptions 2025-2026

 Nous vous espérons en pleine forme pour la reprise des cours :

  • pour les anciens : à partir du lundi 15 septembre à 10h30, au gymnase Sévigné
  • pour les nouveaux adhérents : 
    • le lundi 22 septembre à 10h30, au gymnase Sévigné,
    • le mercredi 24 septembre à 19h30, au gymnase Colonel de Bange,
    • le samedi 27 septembre à 09h00, au gymnase Sévigné,
Cours de découverte proposé (pas de préinscription requise).

Vous trouverez le détail des horaires et des salles  (pas de changement pour cette année 2025-2026), ainsi que le calendrier annuel des stages sur la page LES COURS.


Comme les années précédentes, les inscriptions se feront au moyen du bulletin d'adhésion en ligne. La page ADHESION a été mise à jour et vous y trouverez le lien vers le bulletin ainsi que toutes les informations nécessaires à votre inscription.

Forum des Associations le 13 septembre

 



Vous pourrez nous contacter, poser des questions, ou échanger 

avec les adhérents du Club de Tai Chi Chuan 

lors du Forum des Associations de Versailles, avenue de Paris

le samedi 13 septembre de 10h à 18h

Village : Sport - Stand : F12


Pressbook, brochures, vidéos présenteront l'enseignante Sabine Metzlé et ses assistant.e.s, la vie du Club, le programme et les horaires des cours hebdomadaires, les stages ...






mercredi 2 juillet 2025

Pour garder en mémoire la Fête des 30 ans, dégustez-en le récit (subjectif) concocté par Véronique !





Après un accueil chaleureux avec café, thé et  douceurs, Sabine nous a présenté les différents ateliers de la journée et leurs enseignants : Michel Douiller, Jean-Claude Trap, Marie-Christine Moutault, Hervé Marest, Stéphane Danflous et Philippe Danel. Chacun d’entre eux s’est présenté à son tour.


Sont arrivées Fang, la plus ancienne élève de Sabine à Versailles accompagnée de Marielle Duverne, notre 2ème Présidente du Club. C’était réjouissant de les accueillir.

Puis, les ateliers du matin ont débuté (cf. CR dans l'article ci-dessous), entrecoupés d’une pause café.

                    

Nous avons ensuite écouté avec grand intérêt les discours de notre présidente actuelle Frédérique Berny et de Charlie Guillon, Président de l’association de Paris, ainsi que ceux de de nos ex-Président(e)s : Liliane Izambard a parlé, Philippe Cochain, Marielle Duverne, et notre chère Hélène, Présidente du club pendant 16 ans et maintenant notre Présidente d’Honneur.




Il nous a manqué la présence de la fondatrice et 1ère Présidente du club, Anne-Marie Guibaud, en deuil tout récent de son mari. Nous la remercions et la saluons ici, même de loin.


Ensuite vinrent les remerciements aux travailleurs de force du CA (ah, ah) et à tous ceux qui ont aidé à l’organisation de cette fête.


Le déjeuner a pu se faire dehors. Et malgré un temps un peu mitigé, nous avons partagé avec ardeur nos plats, nos sourires, nos bavardages et nos retrouvailles.
Rangement très efficace. Tout le monde a mis la main à la pâte…sauf?



Il y a eu aussi la photo de groupe par un photographe des Nouvelles de Versailles, parue avec un article le 21 mai. Bon, ils se sont trompés sur la date de la fête mais, sinon, bon article.

Après-midi très studieux avec deux autres séries d’ateliers, également entrecoupés par une pause café.(cf. CR dans l'article ci-dessous).



Apéritif où vint une des officiels invités, Mme Sylvie Piganneau, adjointe à la Famille, aux Associations et à la Vie des Quartiers. Nous la remercions ici.
Un très bon moment et, enfin, un peu d’alcool( j’ai parlé d’un récit subjectif).

Une mention spéciale pour l’hommage fleuri à Maître Wang sur la petite estrade en bois de la salle. Y figurait sa photo avec une lanterne allumée sous sa photo.


Une sorte de petit autel très sobre mais émouvant à sa mémoire, à son esprit toujours présent parmi nous et qui nous a rassemblés ce jour-là comme en d’autres occasions.

Une décoration intérieure et une décoration extérieure très réussies et manifestement préparées avec amour… et beaucoup d’huile de coude !


Ensuite après rangements et bavardages multiples, départ d’une partie d’entre nous pour le restaurant « La Clairière » où se déroulaient dîner et soirée.
Ce restaurant est situé au sein du CHV, le club hippique de Versailles.
Restaurant très agréable avec un accueil très convivial.
Au passage, Fabuleuse, une jument dans son box dont le nom résumait parfaitement la journée, a respiré mais respecté le bouquet de fleurs de Maître Wang.


Et la folle soirée a commencé. On a mangé, on a bu, on a bavardé, etc

Ça s’est un peu gâté quand les karaokeuses se sont mises de la partie. Le DJ a fait hurler la musique, ce qui a incité certaines têtes blanches à aller chercher un peu de calme dehors.


Le pire est advenu quand les danses ont commencé. Sabine a eu un carnet de bal très rempli, je peux vous l’assurer. Mais elle était très bien entourée par une bande d’agité(e)s.

         

Ah non, le pire c’est quand une bande de chanteuses, sur d’excellentes paroles d’Elisabeth avec arrangement musical d’Agnès, s’est mise de la partie. J’en étais. J’ai chanté faux du début à la fin.



Heureusement, les échanges, rires et bavardages se sont poursuivis toute la soirée.
Délicieux gâteau tout illuminé pour clore ce dîner.


Et chacun rentra chez soi à l’heure de Cendrillon mais sans perdre carrosse ni soulier ... et la tête pleine de bons souvenirs.


Vous trouverez dans l'article ci-dessous un compte rendu plus détaillé des ateliers, lui aussi préparé par Véronique.

Et pour retrouver toutes les photos et vidéos de cette fête "fabuleuse", rendez vous dans l'Espace Adhérents !